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Smart grids (réseaux intelligents) et Grenelle

L'impact des Smart Grids dans le développement durable

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La smart grid est une des dénominations d'un réseau de distribution d'électricité « intelligent » qui utilise des technologies informatiques de manière à optimiser la production et la distribution et mieux mettre en relation l'offre et la demande entre les producteurs et les consommateurs d'électricité.L'apport des technologies informatiques devrait économiser l'énergie, sécuriser le réseau et en réduire les coûts.

C'est aussi une réponse au besoin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le dérèglement climatique.


 

 

smartgrid2Smart grid : une production et une distribution de l'électricité optimisée

 

Plus concrètement, un «réseau intelligent» s’appuie sur des technologies numériques pour fournir de l’électricité de manière plus rentable et plus efficace, tout en offrant le flux énergétique à deux sens nécessaire pour prendre en compte les énergies renouvelables.


Les réseaux classiques, conçus pour intégrer un flux électrique à sens unique, sont en effet incapables d’inclure à grande échelle la production décentralisée d’énergie. Ils sont essentiellement adaptés au transport de l’électricité des grandes installations nucléaires, hydrauliques, au charbon ou au gaz, qui permettent généralement de faire des économies d’échelle. Mais si un réseau secondaire local génère plus d’énergie qu’il n’en consomme, le retour de flux peut engendrer des problèmes de sécurité et de fiabilité.


Ces problèmes d’interdépendance ont été mis en exergue en 2006, lorsque 10 millions d’Européens furent plongés dans le noir suite à une vaste panne du réseau électrique dans 8 pays (Luxembourg, Belgique, Allemagne, Espagne, France, Hongrie, Italie, Pays-bas). Un réseau «smart grid » serait plus apte à gérer ce genre de ruptures électriques en cascade.

 

 

Les USA à la pointe des technologies vertes


Les Etats-Unis sont actuellement à la pointe des technologies vertes et ce pays a engagé la transformation de son vétuste système électrique en "smart grid", un réseau truffé d'informatique et calqué sur l'architecture d'Internet. L'Amérique prend ainsi une avance rapide dans ce domaine, qui attire des investissements colossaux et des géants comme IBM, Google, Cisco, Accenture General Electric ou Siemens.

Les smart grids sont censés faire baisser la demande d'électricité de 10 %, intégrer dans le réseau les sources décentralisées d'énergies renouvelables et résorber les pics de consommation générateurs de pannes et de pollution. Ces technologies pourraient ainsi éviter des coupures de courant qui coûtent chaque année 80 milliards de dollars aux Etats-Unis et réduire la facture énergétique du pays de 150 milliards de dollars par an.


 

En France, les smart grids se développent également


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Des propositions sont faites, tant en matière de maîtrise de la demande que de sécurité de l’approvisionnement en période de pointe. Un réseau intelligent peut, par exemple, favoriser la mise en œuvre de politiques énergétiques locales (schémas régionaux de l’énergie ; plans climat-énergie territoriaux ).


A l’avenir, chaque habitant pourrait réduire de 5 à 20% sa consommation d’énergie en équipant son compteur électrique d’une « energy box » pilotant les consommations dans la maison. Les informations détaillées sur les consommations en kwh ou en euros permettront une prise de conscience de chacun.


L’Ademe s’est vue confier récemment la gestion d’un programme sur les réseaux intelligents (250 millions d’euros dans le cadre du grand emprunt) qui vise à faire évoluer les réseaux électriques pour plus de cohérence entre production d’énergie renouvelable et consommation des usagers (appareils électriques branchés).


Certes, les futures applications des réseaux intelligents sont innombrables mais les NTIC devraient avant tout permettre de mieux gérer une production décentralisée et de rendre plus efficace l’intégration des énergies renouvelables dans un réseau électrique: comme en témoigne l'intervention de Philippe Pelletier, président du Comité stratégique du Plan bâtiment Grenelle lors du colloque "réseaux électriques du futur" organisé par la CRE (Commission de régulation de l'énergie) le 27 janvier dernier.